Vers un nouvel élan pour l’Autorité du Bassin de la Volta : Le Mali abrite les travaux préparatoires de la 8e session ordinaire du Conseil des ministres

Bamako, le 12 octobre 2026 – La ville de Bamako accueille actuellement les travaux du Comité Technique des Experts (CTE), marquant le coup d’envoi de la préparation de la 8e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Cette rencontre stratégique rassemble les experts des Structures Focales Nationales (SFN) des États membres, ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : redynamiser la coopération régionale pour une gestion concertée et durable de cette ressource partagée.

La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de M. Tiémoko TRAORÉ, ministre de l’Énergie et de l’Eau, en présence de monsieur Robert DESSOUASSI Directeur exécutif de l’ABV, du coordinateur de la Structure focale nationale (SFN), Directeur national de l’Hydraulique, M. Sékou DIARRA, ainsi que du coordinateur régional des usagers et usagères des ressources naturelles du bassin de la Volta. Cette rencontre constitue une étape préparatoire importante en vue de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’ABV. Face aux difficultés financières et aux défis liés au changement climatique, l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) entend consolider ses acquis et renforcer la coopération entre ses États membres

Un cadre de coopération renforcé face aux défis climatiques et socio-économiques

Près de 20 ans après sa création, l’ABV joue un rôle central dans l’intégration régionale et le développement socio-économique des pays du bassin (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Togo). S’étendant sur plus de 398 000 kilomètres carrés, le bassin de la Volta constitue un pilier vital pour des millions de citoyens dont les moyens de subsistance dépendent directement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la production énergétique.

Toutefois, les interventions ont évolué dans un contexte marqué par d’importants défis institutionnels, financiers et environnementaux, accentués par les effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources en eau. La tenue de cette 8e session ordinaire, très attendue après plusieurs années sans réunion statutaire du Conseil des ministres, témoigne de la volonté politique affirmée des États membres de renouer pleinement avec les mécanismes de concertation et de solidarité régionale.

Des dossiers clés pour consolider la gouvernance de l’institution

Durant ces quatre jours de travaux, les experts se penchent sur l’examen de dossiers administratifs et techniques majeurs, notamment :

  • Les rapports d’activité de l’organisation couvrant la période de mai 2019 à août 2026.
  • Les bilans financiers et les rapports budgétaires externes.
  • Le plan de travail biannuel 2026-2028.
  • Les études et résolutions visant à améliorer la gouvernance, la pérennité financière et l’efficacité opérationnelle de la Direction exécutive de l’ABV face aux difficultés de trésorerie et aux retards de contributions.

Les discussions mettent également en lumière des acquis majeurs de l’organisation, tels que l’opérationnalisation des structures focales nationales, le développement du système d’alerte précoce contre les inondations et la sécheresse, ainsi que la mise en place du réseau régional des parlementaires et des coordinations des usagers du bassin.

L’information et la donnée au cœur de la prise de décision

Au-delà des aspects institutionnels, un accent particulier a été mis sur l’importance cruciale de la collecte, de la structuration et de la diffusion rapide des données (notamment météorologiques, agricoles et économiques). Ces informations fiables constituent de véritables aides à la décision pour anticiper les risques climatiques, réduire l’anxiété des populations riveraines et orienter efficacement la production agricole et la gestion des ressources naturelles.

Les recommandations issues de ces assises techniques seront soumises à la haute appréciation du Conseil des ministres pour sceller un nouvel élan fondé sur la confiance mutuelle, la rigueur de gestion et l’efficacité opérationnelle.

Le ministre de l’Energie et de l’Eau du Mali a appelé les experts à faire preuve de rigueur, d’objectivité et de réalisme afin de formuler des recommandations hiérarchisées, pragmatiques et porteuses d’espoir. L’heure n’est plus à la multiplication des engagements isolés, mais à l’action concertée, à la convergence des efforts et à l’accélération des initiatives au service des populations du bassin.

Cette dynamique préparatoire pave la voie à des décisions politiques fortes qui seront soumises au Conseil des ministres, confirmant l’ambition partagée de faire du bassin de la Volta un véritable levier de prospérité partagée, de stabilité et de résilience climatique.